Goodbye Bégaiement, conseils pour en sortir

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Tout bègue qui se respecte lèvera les yeux au ciel et poussera un long mugissement lorsqu’il lira la phrase suivante. Vous faites la queue à un guichet et quinze personnes attendent derrière vous. Ca y est, vous avez mugi ? Bon… Je continue. Trois choses vous font particulièrement flipper :

1) les personnes qui vous suivent sont pressées et ont extrêmement peu de temps à perdre,

2) le buste qui trône derrière la vitre n’est pas spécialement réputé pour sa gentillesse et sa patience d’ange,

3) vous savez que vous ne pourrez pas dire « bonjour ». La lettre B flotte en effet devant vos yeux, monstre à tête rouge sur lequel vous viendrez buter lamentablement. Ne me demandez pas comment vous savez que vous ne pourrez pas le dire, vous le savez c’est tout !

Autant dire que le stress ne peut pas être pire. Vous regardez avec horreur la file devant vous diminuer et vous avancez avec l’entrain d’un condamné vers le guichet-guillotine…

Horrible, n’est-ce pas ? Alors, aujourd’hui, je vais vous parler d’une technique qui va peut-être vous aider et vous permettre d’attendre dorénavant votre tour en sifflotant… Lire le reste de cette entrée »

Vous reconnaissez le gars sur la photo ? Non ? Un petit indice : j’ai parlé de lui dans mon dernier billet… Toujours pas ? Il est acteur, s’appelle Michael Palin et faisait partie de l’inénarrable troupe des Monty Pythons. Il a fait rigoler des millions de gens mais aussi fait grincer les dents de milliers de bègues… Vous voyez maintenant ? Michael Palin interprétait le personnage bègue du film « Un poisson nommé Wanda », tyrannisé et ridiculisé par un Kevin Kline en très grande forme, ce dernier n’hésitant pas à se moquer ouvertement de son bégaiement et même à l’humilier en lui plantant dans les narines des frites dégoulinantes de Ketchup…

C’est sans doute le « bègue » le plus connu dans le monde, malheureusement peut-être, car je sais que ce personnage en a blessé beaucoup. Personnellement, moi qui ne suis pas contre un peu d’auto-dérision, j’avoue avoir ri jaune en assistant à sa performance et je suis toujours un peu mal à l’aise lorsque je revois certaines scènes.

Pourtant, l’histoire de Michael Palin et du bégaiement a une suite plutôt jolie puisque j’ai découvert récemment… qu’un centre de rééducation du bégaiement portait son nom ! Le Centre du Bégaiement de Michael Palin existe en effet au Royaume-Uni depuis 1993 et propose de l’aide et des traitements pour les enfants souffrant de bégaiement.

Pourquoi cet engagement ? Un besoin de se faire pardonner et de mettre sa notoriété au service de la communauté bègue ? Pas seulement… Michael Palin ne bégaye pas et n’a jamais bégayé mais il explique qu’il est particulièrement sensibilisé à la cause du bégaiement parce que son propre père bégayait. Ca aussi, c’est une découverte intéressante et cela permet d’avoir un nouvel éclairage sur son rapport au personnage.

Voici la traduction du message écrit par Michael Palin sur le site de sa fondation :
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Il existe une espèce de bègues assez répandue mais peu connue du grand public parce qu’invisible. Pour les profanes, le bègue c’est le type tellement rigolo d’ »Un poisson nommé Wanda » incapable d’aligner deux mots sans s’étouffer. Mais ils ignorent que leur collègue de travail si discret, qui a si peu de conversation ou qui ne finit jamais ses phrases est bègue lui aussi.

Contrairement à mon visuel (je me suis fait plaisir sur ce coup là…), ces bègues masqués ne sont pas des justiciers sortant en douce la nuit pour pourfendre les méchants qui se moquent du bégaiement…
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Deux exercices incontournables en ce début d’année : les vœux et les bonnes résolutions. Maintenant que je vous ai souhaité une bonne année, je vais vous faire partager l’une de mes résolutions 2010 : ouvrir la bouche lorsque j’en ai envie !
Je dis « continuer » car j’ai déjà commencé et j’ouvre de plus en plus la bouche ou décroche mon téléphone alors que je sais que je risque de bégayer. Auparavant, je me serais défilé ou j’aurais trouvé des stratagèmes pour éviter de passer un coup de fil un peu stressant mais l’expérience me montre que ces démarches constituent d’excellentes opportunités pour progresser et renforcer ma confiance.

Cependant, j’ai encore des petits renoncements sur lesquels il me faut travailler. Je vais vous en donner un exemple et vous faire partager en même temps une expérience intéressante.
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J’ai déjà fait l’éloge de la lenteur dans un précédent post et j’ai trouvé récemment deux témoignages de personnes déclarant avoir surmonté leur bégaiement ainsi. Il s’agit de Marie Ndiaye, le récent prix Goncourt et de Bob Wilson artiste, acteur et metteur en scène.
La première explique aux Inrocks (merci à Marie-claude Monfrais-Pfauwadel pour le lien) qu’elle a longtemps bégayé et fait ce constat :
« Quand on parle, il faut être lent, sinon la nervosité empêche de parler »
Le deuxième déclare à Libération :
« Moi-même, enfant, j’avais été guéri du bégaiement par Byrd Hoffmann (son professeur de danse) en apprenant simplement à ralentir mon rythme et mes mouvements corporels.»
Tout cela est bien sûr à prendre avec prudence. On ne sait pas quelle était l’intensité de leur bégaiement et si celui-ci n’aurait pas disparu de lui-même sans cela… Quand même, cela vaut la peine de s’interroger.

Pour ma part, je suis particulièrement charmé par la simplicité de la réponse et son côté un peu magique. Comment ? Le bégaiement pourrait être soigné en suivant un conseil aussi simple, tenant en quelques mots ? Et pourquoi pas ? Je pense sincèrement que certains bègues pourraient également résumer le secret de leur « guérison » en une seule phrase…

Dans le cas de Marie et Bob, j’ai essayé de réfléchir à ce qui pouvait se passer derrière ces mots. Lire le reste de cette entrée »

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    • Olivier: Test wordpress Olivier
    • Laurent L.: @Carole : votre commentaire ne me fait pas du tout flipper, il me file plutôt une patate pas possible ! Merci beaucoup pour ce retour, ça me fait vr
    • Laurent L.: @Phil et Emma : merci d'avoir eu le courage de persévérer ! Cette histoire de commentaires impossibles commence à me, comment dire... Bon je pr